• #buzzPeopleMag

Stéphanie de Monaco : ''J'ai dû être éléphant dans une vie antérieure''

Le grand soir est arrivé. Ce soir, jeudi 17 janvier 2013, Son Altesse la princesse Stéphanie de Monaco présidera la soirée d'ouverture du 37e Festival international du cirque de Monte-Carlo, rendez-vous créé en 1974 par son père feu Rainier III, à qui elle a succédé aux commandes, avec la même passion, à sa mort en 2005.

Après avoir beaucoup occupé l'espace médiatique ces dernières semaines pour servir la lutte contre le sida et ses actions en tant que présidente de Fight Aids Monaco, mais aussi au service de sa belle amitié avec Pascal Olmeta et son association Un sourire, un espoir pour la vie, la soeur cadette de la princesse Caroline et du prince Albert prenait un plaisir non dissimulé à retrouver cette semaine sa grande et belle famille d'adoption : celle du cirque.

Mardi 15 janvier, Stéphanie de Monaco prenait la pose avec une partie des artistes qui enflammeront avec 28 numéros la piste aux étoiles jusqu'au 27 janvier, et laissait les photographes immortaliser sa complicité éloquente avec un éléphant. En marge de la séance photo, la princesse, âgée de 47 ans, a d'ailleurs confié à l'AFP : "Moi j'étais toujours avec les éléphants, j'ai dû être éléphant dans une vie antérieure. J'aime la force tranquille de ces animaux, leur intelligence et leur sensibilité. Ils ont chacun leur caractère, leurs traits physiques. Regarder dans l'oeil d'un éléphant c'est la plus belle chose", à propos des deux années et demie qu'elle a passées avec un cirque en vivant dans une caravane avec ses trois enfants (Pauline et Louis Ducruet, et Camille Gottlieb). Les "plus belles années" de sa vie, se souvient-elle avec émotion, pensant avoir peut-être réalisé "un des rêves de [s]on papa".

Véritable enfant de la balle d'adoption, la princesse Stéphanie a transmis le virus à sa progéniture : "Ça a donné un autre équilibre à mes enfants d'être élevés dans ce milieu, où tout le monde met la main à la pâte. (...) Cet amour-là, c'est mon père qui me l'a transmis. Et je commence à penser que c'est génétique puisque mes enfants, surtout ma fille Pauline, aiment beaucoup le cirque !" Car c'est surtout sa fille Pauline qui en a hérité, perpétuant la tradition familiale : après la réussite de la première édition en 2012, elle organise à nouveau son festival dédié aux jeunes talents du cirque, New Generation, concours sanctionné par le Junior d'or.

Évidemment très fière de voir la fibre se transmettre, comme on le constatait l'an dernier au travers d'une interview mère-filles touchante, Stéphanie de Monaco est inlassable et intarissable sur le sujet : "Je suis quelqu'un d'assez authentique et de vrai. Je me sens à l'aise dans le monde du cirque. C'est la pureté des choses, un spectacle en direct, un monde qui ne triche pas, ne ment pas. Tout est pour de vrai. Les gens du cirque ont un grand respect entre eux, une grande solidarité (...) On ne peut pas être blasé. Les artistes du cirque sont toujours en train de créer de nouvelles choses. Il devrait y avoir plus de gens qui pensent et vivent comme eux. Ils ont tous leurs soucis, ils les laissent derrière le rideau, mettent un beau costume pour donner du vrai aux gens. Leur reconnaissance, c'est les applaudissements." Pour elle, "voir la joie de ces artistes qui ont parfois travaillé toute une vie pour venir au festival", ces "jeux olympiques du cirque", est une apothéose.

Et leur graal, le Clown d'or, ne se nomme pas ainsi par hasard : "Faire frémir les spectateurs parce qu'on se met en danger c'est facile, faire rire c'est ce qu'il y a de plus difficile. (...) Les enfants ne rient plus, ce qui les branche c'est de tuer les gens en vivant derrière un écran. (...) Moi je suis morte de rire devant un clown, je suis d'une autre génération ! Le propre du clown c'est qu'il se moque de lui-même. La plupart des comiques aujourd'hui se moquent en abaissant les gens, en les blessant et ils ne me font pas rire."

C'est avec un respect et une admiration sans bornes que la princesse présidera le jury de cette 37e édition : "Un numéro, c'est trois ou quatre ans de préparation derrière. Ils m'impressionnent tous, il y a tellement de travail, même de souffrance quelquefois, avant d'arriver à ce niveau là. C'est pour ça que je ne vote pas, je les aime tous , ils sont tous extraordinaires."

source :

A voir aussi

Anniversaire