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Intouchables ? Pas vraiment : Les attaques américaines virulentes contre le film

Avec ses 12 millions d'entrées au box office, le film Intouchables semble bien porter son titre. Cependant, personne n'est à l'abri des critiques et si les spectateurs affluent en masse dans les salles de cinéma, cela ne signifie pas qu'ils sont tous unanimes, malgré l'accueil plus qu'enthousiaste du public et une presse relativement chaleureuse. Après les lauriers, viennent les incontournables critiques. Toutefois, aux Etats-Unis, ils n'ont pas peur des mots et vont jusqu'à parler de racisme, poussant l'analyse dans des zones très polémiques.

Amélie Poulain et son fabuleux destin n'y avaient pas échappé, Intouchables, avec Omar Sy et François Cluzet, réalisation d'Olivier Nakache et Eric Toledano, non plus. Les Inrockuptibles et Libération avaient déjà fait entendre leurs avis divergents - un film démago pour le premier, réactionnaire pour le second -, mais cette fois, c'est une critique du prestigieux (et américain) Variety, publiée en septembre mais reprise le 7 décembre dans un article du New York Times et en France par Puremedias, qui est sous la lumière.

La lecture du film par le critique de Variety, Jay Weissberg, ne s'attarde pas sur la mise en scène du film, mais sur son propos, l'accusant de flirter avec un racisme digne de "l'Oncle Tom" qui a par ailleurs totalement "disparu des écrans américains" et sommant le magnat Harvey Weinstein qui prévoit un remake de réécrire en grande partie le scénario.

Les attaques vont très loin, puisque le personnage de l'aide à domicile est considéré comme une sorte de "singe avec toutes les connotations racistes que cela implique", ou "d'esclave dont le but est d'amuser son maître". Le journaliste n'est pas resté indifférent au compliment que Driss, fringant dans son costume, reçoit, c'est-à-dire sa comparaison au président des Etats-Unis : "Comme si le seul noir en costume était Barack Obama," écrit-il. Selon lui, les blagues s'enchaînent tellement que le public n'a le temps que de rire et pas de réfléchir à la portée des plaisanteries.

Mal à l'aise, choqué, et visiblement en colère contre ce film qui d'après lui ne fait que véhiculer des clichés sociaux et racistes, le journaliste américain veut mettre au grand jour des arguments qui, même si le film n'a bien évidemment pas fait l'unanimité en France, n'ont pas été émis en France.

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